Marché immobilier : fin de la parenthèse printanière

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Marché immobilier : fin de la parenthèse printanière

Marché immobilier

1. Le marché de la location étudiante sous tension

C’est la croix et la bannière pour trouver un studio et une colocation dans une ville étudinate Face à la reprise des cours en présentiel, les demandes explosent. Les petites surfaces se louent à une vitesse folle. Les agences croulent sous les dossiers, avec une centaine de demandes par semaine, soit trois fois plus qu’habituellement. Cet engouement pèse sur le prix des loyers des studios : +8,7 % à Bordeaux, +8,1 % à Grenoble, +6,6 % à Lyon, +5,8 % à Strasbourg, +5,3 % à Aix-en-Provence, +5,1 % à Amiens, +4,5 % à Nice et +4,2 % à Marseille. Il faudra donc davantage mettre la main au portefeuille cette année… À moins d’étudier à Paris. Vidée de ses touristes et de ses étudiants étrangers, la capitale française regorge d’offres, ce qui contribue à maintenir les prix stables. 

2. Un retour des prix dans le rouge

Le regain de dynamisme qui avait touché le marché immobilier des plus grandes villes françaises ces derniers mois est retombé. Finie l’unité : aujourd’hui, le marché apparaît comme coupé en deux. En effet, Nantes, Strasbourg, Lille et Rennes continuent sur leur lancée en enregistrant une nouvelle augmentation de leurs prix de 1% au cours du mois écoulé tout comme Marseille (0,5%). De leurs côtés, Lyon et Toulouse ont stoppé net leur progression (0%). Quant à Montpellier (-0,5%), Bordeaux (-0,5%), Nice (-0,3%) et Paris (-0,3%), elles sont reparties dans le rouge. Au point, pour ces quatre communes, de voir leurs tarifs reculer depuis un an. Ainsi, Bordeaux, Montpellier et Paris ont perdu 1,1%, 1,5% et 2,2% depuis juin 2020, contre une progression de 9,3% pour Strasbourg ou encore 7% pour Nantes sur la même période. La raison de cette accalmie ? Les incertitudes économiques liées à la crise sanitaire couplées aux problèmes récurrents de ces villes en termes de pouvoir d’achat immobilier (Lyon, Paris) et d’emploi (Montpellier) pèsent davantage sur l’attentisme des ménages dans ces agglomérations.